Le Brésil sera-t-il prêt pour le 12 juin ?

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À moins d’un mois du lancement de la coupe du monde, l’état d’avancement des travaux dans et autour des stades désignés pour accueillir les matchs de la compétition continue de susciter d’énormes inquiétudes chez les observateurs.

Des stades toujours en construction

Au nombre des douze stades retenus pour accueillir les matchs du mondial, huit ont déjà été réceptionnés, mais il reste encore quatre stades dont les travaux ne sont pas encore entièrement achevés. Ce qui suscite de graves inquiétudes auprès des observateurs et même de la FIFA. Il y a quelques mois, le secrétaire général de la FIFA en visite au Brésil pour se rendre compte de l’évolution des travaux, avait laissé transparaître son inquiétude face à l’évolution des travaux. À cette occasion, Jérôme Valcke avait littéralement dit que « Le Brésil a besoin d’un coup de pied aux fesses » pour que les travaux évoluent plus rapidement. Cette déclaration du secrétaire général de la FIFA avait choqué plus d’un au pays du roi Pelé. Mais contre toute attente, ces derniers jours, l’ancienne gloire du football brésilien Ronaldo, a donné raison à Jérôme Valcke, même s’il n’utilise pas les mêmes thèmes que ce dernier ; Ronaldo, même étant membre du comité d’organisation a laissé transparaitre ses inquiétudes par rapport à l’évolution des travaux.

Le secrétaire général de la Fifa Jérôme Valcke a reconnu que l’Arena Corinthians, surnommé Itaquerao, de Sao Paulo au sud-est du Brésil, et l’Arena da Baixada de Curitiba dans le sud ne seront prêts « qu’à la dernière minute ». De plus, les stades de Porto Alegre et de Cuiaba ne sont pas toujours finalisés.

Les infrastructures de transport et de communication toujours pas prêtes.

Plusieurs aéroports sont encore inachevés. Ils devront utiliser des plans de contingence pour pouvoir pallier à ces difficultés. En effet, les travaux d’aménagements des aéroports des 12 villes qui vont accueillir les matchs sont toujours en cours. Celui de Fortaleza utilisera un terminal provisoire et celui de Belo Horizonte ne finira pas les travaux à temps. À l’aéroport de Garulhos à São Paulo, seule une partie du nouveau terminal sera opérationnel. Le processus d’installation des moyens de communication à savoir télévision, téléphone, internet et autres requiert du temps pour les rendre opérationnels (contraintes techniques et batterie de tests) et la priorité a été donnée à la retransmission télévisée, garante du succès populaire et économique de l’évènement. Les retards dans le domaine des communications sont si importants que même le ministre brésilien délégué à la communication a déjà déclaré qu’il sera très difficile de proposer un service de qualité dans la plupart des stades.

Collaboration difficile entre les autorités brésiliennes et la FIFA

Les relations entre les autorités brésiliennes, le comité d’organisation et la FIFA, ne sont pas des plus simples. En effet, plusieurs fois, il y eut des frissons et des écarts de langage entre les autorités brésiliennes et le représentant de la FIFA, notamment Jérôme Valcke. Le secrétaire général de la FIFA est très critique vis-à-vis des organisateurs. Il a lui-même déclaré, l’autre fois, « avoir vécu un enfer » dans sa relation avec les autorités brésiliennes pour la préparation de l’évènement.

À l’attribution du mondial à l’Afrique du Sud, beaucoup doutait de la capacité d’un pays africain à organiser un si grand évènement. Mais après le mondial sud-africain, la FIFA a dû reconnaître l’effort fourni par l’Afrique du Sud et lui a donc décerné un satisfecit. Espérons que les Brésiliens réussissent à surmonter les pépins et à offrir une bonne image pour le mondial 2014.

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